Comment s’assurer d’une éthique numérique?

Comportements numériques inappropriés

Icone d'une homme surpris.

Il n’y a aucun mal à vous exprimer, que ce soit par messagerie texte privée ou par des commentaires publics sur les réseaux sociaux, que vous vous adressiez à une figure publique ou à une connaissance. Des comportements peuvent toutefois être considérés comme étant inappropriés lorsque ces messages véhiculent de la colère, de l’amertume ou des insultes. Ces dérives sont souvent facilitées par l’absence de contact direct, en face à face, entre la personne qui envoie et celle qui reçoit le message.

Saviez-vous que…

De plus en plus de personnes au Canada sont victimes d’incidents en ligne, comme de l’intimidation, de la discrimination, du harcèlement ou de l’utilisation abusive d’images, de vidéos ou d’autres contenus personnels.

Les personnes de 15 à 24 ans ainsi que les adolescentes et adolescents transgenres et non binaires sont plus susceptibles d’en être victimes.

Les différentes formes de violence en ligne sont toutefois loin d’être limitées aux jeunes : 51 % de la population canadienne a déclaré avoir vu en ligne du contenu pouvant les inciter à la haine ou à la violence. [1]

Bien que les nuances puissent être subtiles, les comportements abusifs et inacceptables peuvent constituer de la cyberintimidation, de la discrimination en ligne ou encore de la violation de la confidentialité des données. Examinons ce qui distingue ces termes.

Un homme faché regarde son cellulaire.

Cyberintimidation

Une femme fâchée regarde son cellulaire.

Discrimination en ligne

Une femme surprise regarde son cellulaire.

Violation de la confidentialité des données

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Cyberintimidation

Un homme faché regarde son cellulaire.

La publication de messages visant à attaquer une personne ou à porter atteinte à son estime d’elle-même et à sa réputation constitue une forme de violence psychologique. Ces messages peuvent prendre diverses formes, telles que des insultes directes, des propos moqueurs à caractère satirique ou encore des déclarations diffamatoires. Lorsqu’ils se produisent en ligne, on parle alors de cyberintimidation.

De même, la publication d’un message satirique et diffamatoire portant atteinte à la réputation d’une personne peut être qualifiée de diffamation. Qu’ils soient vrais ou non, des propos partagés sans motif légitime et dans l’intention de nuire peuvent entrainer des sanctions civiles ou pénales, notamment pour diffamation, atteinte à la vie privée ou harcèlement criminel.

Les termes cyberharcèlement et harcèlement en ligne sont aussi parfois considérés comme synonymes de cyberintimidation et de intimidation en ligne. Cependant, plusieurs spécialistes divergent sur ce point.

Pour plus d’information, consultez la Vitrine linguistique.

2

Discrimination en ligne

Une femme fachée regarde son cellulaire.

La discrimination en ligne, parfois appelée cyberdiscrimination, désigne tout comportement ou message sur Internet qui vise une personne ou un groupe en raison de caractéristiques personnelles telles que l’origine ethnique, le genre, l’orientation sexuelle, la religion ou le handicap.

Elle peut prendre la forme d’insultes ou de propos haineux (souvent basés sur des stéréotypes).

Exemple
Ridiculiser une personne en raison de sa religion ou rejeter son opinion en raison d’un handicap.

Contrairement à la cyberintimidation, qui s’attaque de façon répétée à une personne en particulier pour l’humilier ou la blesser, la discrimination en ligne repose sur des préjugés envers un groupe social.

3

Violation de la confidentialité des données

Une femme surprise regarde son cellulaire.

Une violation de la confidentialité survient lorsque des données sont partagées, consultées ou utilisées sans le consentement de leur propriétaire.

Cela peut inclure la diffusion non autorisée de photos, de messages privés, d’informations d’identification ou de secrets professionnels. Une telle violation porte atteinte à la vie privée d’une personne, ce qui peut lui causer préjudice.

Publier des captures d’écran de conversations sans consentement, révéler l’identité d’une personne sans son accord ou fouiller dans ses comptes sans permission sont autant d’exemples de violation de la confidentialité.

Attention!

Un autre terme qu’il peut vous arriver de croiser dans des discussions sur les comportements numériques inappropriés, est la « cybervictimisation ». Il est notamment utilisé en criminologie.

Il ne désigne pas un comportement en soi, mais renvoie plutôt au fait d’être victime d’un acte de violence dans un environnement numérique.

Saviez-vous que…

Les plateformes en ligne qui permettent aux utilisateurs et utilisatrices d’échanger entre eux ou de commenter les publications (comme YouTube, Instagram, Amazon, La Presse, etc.) sont dotées de politiques de modération pour détecter et sanctionner les comportements abusifs et inacceptables en ligne.

Leurs règles communautaires visent à favoriser un espace numérique sûr en interdisant non seulement la cyberintimidation, le cyberharcèlement, la discrimination en ligne et la violation de la vie privée, mais aussi la mésinformation, la désinformation et la malinformation.