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Comment contribuer à la cyberrésilience de votre organisation?
Importance de la cyberrésilience organisationnelle

La cyberrésilience est devenue un enjeu stratégique majeur de gouvernance. Avec l’évolution rapide des cybermenaces, le cout moyen mondial d’un incident de confidentialité
a augmenté de 10 % en 2024 par rapport à 2023, soit la plus forte hausse depuis la pandémie. [1] Cette augmentation significative est principalement due aux pertes de revenus causées par les interruptions d’activités, ainsi qu’aux couts des mesures correctives mises en place après un incident.
Le terme incident de confidentialité est employé dans l’usage et la réglementation au Québec, alors que les termes violation de données personnelles et violation de données à caractère personnel (considérés comme synonymes) sont surtout utilisés en Europe francophone. (Vitrine linguistique)
Votre entreprise est cyberrésiliente si elle dispose de capacités organisationnelles lui permettant de :
- réduire le temps d’arrêt des systèmes et des opérations après un incident;
- restaurer rapidement et efficacement les systèmes et les données;
- renforcer la confiance de la clientèle et des partenaires par sa réponse aux cybermenaces;
- se conformer aux exigences légales et règlementaires propres à son secteur d’activité.
Exemple

Une PME québécoise du secteur manufacturier a subi une attaque par rançongiciel
qui a entrainé un arrêt des systèmes d’information ainsi qu’une interruption de la production.
Toutefois, la PME a pu reprendre ses activités en cinq jours, grâce à sa stratégie de cyberrésilience qui inclut de nombreuses mesures de sécurité comme :
- les copies de sauvegarde à distance,
- un plan de reprise d’activité.
Il s’agit d’une brève pause : le temps d’arrêt moyen après une attaque par rançongiciel est d’environ trois semaines, et une organisation non préparée peut prendre jusqu’à deux mois pour se rétablir.
Les synonymes de rançongiciel sont logiciel de rançon, logiciel rançonneur et logiciel d’extorsion. (Vitrine linguistique)
Qu’est-ce que cet exemple nous révèle?
Cet exemple illustre qu’en investissant dans la cyberrésilience, une organisation est mieux préparée pour réagir rapidement et efficacement lors d’une attaque.
En mettant en place des mesures de sécurité comme les copies de sauvegarde à distance et un plan de reprise après sinistre, cette PME a non seulement évité une paralysie prolongée, mais elle a aussi démontré à sa clientèle et à ses partenaires qu’elle prenait la cybersécurité au sérieux.
Ce type de réponse rapide peut avoir des effets positifs sur sa réputation, la fidélité de sa clientèle et sa compétitivité à long terme.
En comparaison, une entreprise qui n’a rien prévu pour se prémunir contre ce type de cyberrisques et qui n’a pas mis en place des mesures de sécurité adéquates pourrait perdre des contrats ou des investissements en raison de son incapacité à réagir efficacement à une cyberattaque.
Vaut-il mieux investir dans la sécurité ou payer les dégâts lors d’une attaque?
Investir dans la prévention et la préparation est largement plus rentable que de subir les conséquences d’une cyberattaque.
Bien que ces couts puissent paraitre élevés à court terme, ils sont souvent inférieurs aux pertes financières dues au temps d’arrêt des systèmes, aux mesures correctives d’urgence et à l’atteinte à la réputation, sans compter les amendes en cas de non-conformité.
À l’inverse, une bonne stratégie de protection, incluant l’analyse des cyberrisques, la mise en œuvre des mesures de sécurité adaptées et la formation du personnel, représente une fraction de ce cout. En somme, la cyberrésilience organisationnelle est à la fois un levier stratégique et une décision économique judicieuse.
[1] IBM (2024). Rapport 2024 sur le coût d’une violation de données.

